Animation : Alban Lazar

Les échanges à l’interface océan-atmosphère jouent un rôle majeur dans les bilans de masse (eau, CO2) et d’énergie de chacun de ces réservoirs. Le laboratoire est historiquement largement impliqué dans l’étude des interactions air-mer, leur influence sur la variabilité océanique, les flux de carbone et d’eau douce, de l’échelle horaire à décennale. Il a en particulier une expertise internationalement reconnue sur l’acquisition de séries de mesures de plus en plus longues de salinité, de pression partielle de CO2, de mesures réalisées de plus en plus proche de la surface océanique et/ou par des techniques innovantes (télédétection, bouées dérivantes, mesures isotopiques), sur le développement de modélisations de plus en plus raffinées de l’océan de surface, des couplages océan-vagues, glace de mer-océan-atmosphère.

 

Plus spécifiquement concernant le prochain quinquennal, l’impact des flux d’eau douce sur la variabilité de la salinité à la surface de l’océan seront analysées à partir d’observations télédétectées (SMOS, SMAP) et in situ (bouées de surface (e.g. campagne SPURS 2), mesures des isotopes de l’eau (e.g. campagnes WAPITI, ACE), et sur une modélisation fine de la couche de surface océanique. Leur possible impact sur les échanges de gaz à l’interface air-mer et sur la stratification à la surface de l’océan seront étudiés. La dynamique et l’impact du couplage atmosphère-océan-biogéochimie multi-échelle et particulièrement à méso et submésoéchelle seront analysés via des études sur le couplage océan-vagues-biogéochimie (pelagos-benthos) dans l’océan côtier (Sénégal; Pérou; Iles Eparses en Afrique Australe). Les processus de couplage dans divers modèles, dont le modèle NEMO, aux interfaces glace de mer-océan-atmosphère seront explorés. En particulier, des études seront menées en lien avec Mercator  pour libérer la couche limite atmosphérique et la couche de surface océanique afin de permettre une représentation physique de l’influence des vagues dans le couplage océan-atmosphère (paramétrisation Albatros). L’expertise du laboratoire dans ces domaines l’amène à de nombreuses collaborations (LOPS, LERMA, CESBIO) pour préparer de futures missions satellitaires pour la mesure de température et salinité de surface (SMOS-NEXT, MICROWATT…), des vagues et des courants (SKIM). Sur des échelles plus longues, nos études se concentreront sur les impacts de la variabilité des océans Atlantique et Arctique pour l’atmosphère et les continents de l’hémisphère Nord, ou encore les transports de chaleur et d’énergie vers l’Arctique par les circulations générales océaniques et atmosphériques (projet Blue-Action). On approfondira également l’impact des flux de carbone échangés entre l’océan et l’atmosphère sur l’évolution des pompes à carbone physiques et biologiques et l’effet de rétroaction de l’océan vis-à-vis de l’évolution du CO2 de l’atmosphère.




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