Animation : Xavier Capet

Du fait de leur forte valeur éco-systémique et sociétale, les franges côtières des océans sont un enjeu majeur de connaissance, notamment leur fonctionnement intégré et la façon dont elles sont perturbées par des forçages anthropiques. Le laboratoire, historiquement plus connu pour son expertise sur la grande échelle, développe une part croissante de ses activités plus près des côtes, fréquemment en prolongement naturel de travaux menés à plus grande échelle (approche de "descente en échelle du large vers la côte” et impacts). Cet axe dispose donc d’un fort potentiel fédérateur au sein du laboratoire. En stimulant les synergies entre chantiers géographiques et les échanges entre chercheurs de champs disciplinaires distincts, il doit également permettre de mieux répondre aux attentes sociales exprimées, en particulier au Sud. 

Parmi les zones concernées figurent les systèmes d’upwellings (Benguela et surtout Pérou-Chili et Afrique de l’Ouest), les domaines côtiers de l’Indo-Pacifique (notamment coralliens) et de l’Atlantique Ouest, de plusieurs mers (Caraïbes, Méditerranée, Patagonie), ainsi que les pourtours de l’Inde. Les questions clés concernent la circulation océanique, et les processus d'échange de propriétés physico-chimiques avec le large, en lien avec l’état écologique de ces zones, et notamment leurs vulnérabilités à la désoxygénation, à l’acidification et à l’eutrophisation.

Sur certains secteurs particuliers (ex: bassins versants de l’Indien Nord ou de l’Amazone en Atlantique Ouest), l’influence des surfaces continentales et bassins versants sur l’océan côtier est également considérée. Ceci permet d’explorer les bénéfices d'approches complètement intégrées de type continuum terre-mer qui vont se développer progressivement, principalement à travers des collaborations avec d’autres unités. 

Aux hautes latitudes l’étude des marges antarctiques, arctiques et des mers nordiques intègre progressivement des processus clé de fine échelle (polynies, vêlage) impliqués dans les  formations d’eau profonde, les interactions calottes polaires-océans, et le fonctionnement des écosystèmes des zones partiellement englacées (cf axe milieux polaires).

Pour avancer sur cet axe, le laboratoire s’appuiera sur son large éventail de compétences en observations, expérimentations in situ, et en modélisation. Dans le cadre des projets en cours ou en montage, les efforts seront portés sur: une plus grande intégration inter-disciplinaire notamment grâce à la richesse des collaborations (intra et inter-équipes) au sein du laboratoire; l’observation à haute résolution temporelle et/ou spatiale pour laquelle le laboratoire réalise de nombreux développements (micro-capteurs de salinité à bas coût, correction côtière des champs de salinité satellites, micro-capteurs pour la mesure de l’acidification); l’attention aux complémentarités et synergies entre modélisation NEMO (globale et régionale) et CROCO (régionale et côtière) que nous contribuerons à renforcer. Des efforts particuliers concerneront: la description de l’écosystème planctonique et son fonctionnement en lien avec l’environnement, qui diffèrent sensiblement à l’approche de la côte (variabilité, diversité, transferts trophiques) ; les impacts de l’environnement régional (méso-échelle) et global (changement climatique) sur les écosystèmes coralliens, intégrant les agents de la dissolution récifale).




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