Animation : Gilles Reverdin

Par sa contribution à la densité de surface et à la stratification verticale, la salinité est une variable majeure contribuant à la dynamique océanique. À grande échelle et sur de longues périodes, les variations de salinité de surface (SSS) reflètent en partie les flux nets d'eau douce et sont de ce fait considérées comme un indicateur indirect des variations du cycle hydrologique global. Le LOCEAN apporte une contribution majeure sur cet axe transverse en s’appuyant sur la complémentarité de ses chercheurs en océanographie dynamique et en dynamique du climat, tant dans la mesure et l’observation de cette variable, que dans l’analyse et la modélisation de la variabilité dynamique océanique et du climat. Les recherches impliquées concernent tant l’océan passé qu’actuel et futur. Elles concernent d’une part l’observation et la reconstruction de la variabilité de la salinité, et d’autre part l’analyse des mécanismes de cette variabilité et des impacts sur le climat, la circulation océanique et le cycle de l’eau. Le LOCEAN a une forte expertise dans ces différents domaines qu’il souhaite continuer de développer. Concernant l’observation, l’expertise sera renforcée autour des mesures issues de la télédétection en bande L, les développements instrumentaux (plateformes d’interaction air-glace-mer, flotteurs profilants ancrés dans la glace, bouées instrumentées), les développements de proxis à partir d’archives coralliennes, ou l’utilisation d’indicateurs du cycle de l’eau (e.g, composition isotopique de l’eau dans les différents milieux). Le LOCEAN poursuivra son implication dans la reconstruction de séries longues de salinité (in situ ou proxis > 100 ans), sur l’analyse spatialisée de la variabilité de la salinité à partir des mesures satellitaires et la reconstruction statistique de profils verticaux à partir de données de surface. La modélisation numérique complètera ces travaux notamment aux échelles spatio-temporelles pour lesquelles les observations ne sont pas disponibles. Ces actions se déclineront régionalement ce qui permettra de traiter une vaste gamme de régimes, processus et échelles. Elles couvriront le domaine tropical, e.g., en lien avec ENSO, les échanges côte-large et l’incorporation de l’eau douce continentale (notamment dans le golfe du Bengale, le panache de l’Amazone, et la façade Ouest-Africaine) et la réponse des couches de surface aux précipitations. Aux plus hautes latitudes, des études porteront sur l’impact du mélange vertical, de l’apport de la fonte et formation de glace de mer, les échanges avec les plateformes glaciaires, et les échanges avec l’atmosphère. La réponse de l’alcalinité de l’eau de mer et des échanges de gaz carbonique aux variations de la salinité et des flux d’eau douce sera étudiée. Enfin les longues séries de salinité seront analysées pour des études de détection-attribution du changement climatique. L’impact de la variabilité de la salinité sur l’AMOC sera étudiée, tant au niveau de la convection profonde, de la stratification et de la rétro-action grande-échelle. L’impact sur la circulation océanique tropicale et subtropicale et le climat tropical sera aussi étudiée (e.g., compensations en densité et couches barrières en lien avec la dynamique de mousson ou l’activité cyclonique). La diversité des objectifs justifiera une animation renforcée au sein du laboratoire. Les études sur cet axe s’appuieront sur de nombreux projets en cours et les partenariats pérennes établis dans le contexte de l’observation spatiale ou in situ avec IFREMER mais aussi le LOPS et le LEGOS




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